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mardi 25 août 2009

Je peux me fourrer le doigt dans le nez tout seul

Andy Warhol, The Lord Gave Me My Face But I Can Pick My Own Nose (Le Seigneur m'a donné un visage, mais je peux me fourrer le doigt dans le nez tout seul), 1948.

vendredi 15 août 2008

Allium schoenoprasum

Ce que nous préférons chez Andy Warhol, ce sont ses interviews. Réponses monosyllabiques, longues hésitations, oui, non, pardon ?, je crois : il s’y montre si peu loquace que son interlocuteur, excédé, finit parfois par entrer dans son jeu.
« Vous avez été un artiste publicitaire, n’est-ce pas ? Je veux dire, vous savez…
- Oh, oui. Euh, euh. Et je le suis toujours.
- Oui. Mais est-ce que quelque chose, vous savez…
- Hum ?
- Quelque chose vous a poussé à changer de style ?
- Non.
- Quel est celui de vos films qui vous plaît le plus ?
- Ah, ah.
- Avez-vous aimé l’un d’entre eux ?
- Ah… pas encore.
- Quand les aimerez-vous ?
- Eh bien… je ne sais pas.
- Oh.
- On continue de faire toutes ces expérimentations.
- Oui. Aimez-vous la ciboulette ?
- Hum ?
- Aimez-vous la ciboulette ?
- Ciboulette ?
- Oui.
- Ciboulette ?
- Oui.
- C’est quoi, la ciboulette ? Vous voulez dire ces choses que vous mettez dans…
- Le fromage frais.
- Hum ?
- Le fromage frais ?
- Oh oui, je vois. »
Andy Warhol, Entretiens 1962-1987, Grasset, 2005, pp. 188-9.
(L’illustration de cet article a été réalisée avec le générateur automatique de Warhols, le Warholizer, une idée qui aurait sans doute ravi l’artiste.)
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